juillet 1916

"Ordre de bataille de la 128e DI"

"Ordre de bataille de L'Alpenkorps (Garde Bavaroise et 3e Régiment de Chasseurs Bavarois)"

"Le 10 Juillet 1916"

"Le 11 Juillet 1916 - Assaut de l'Alpen Korps"

"12 Juillet 1916 - Soubresauts de l'offensive Allemande"

"11 et 15 Juillet 1916 - Contre attaques françaises (100e RI et 37e DI)"





11 et 15 Juillet 1916

Contre-attaques françaises





11 juillet. Contre-attaque du 100e RI


"Contre-attaque du 100e RI"


Au Q.G français, l'heure est à l'inquiètude. On devine la gravité de la situation, mais les nouvelles sont rares.
A 8h 00, la situation française est consternante. La première ligne est disloquée, les bataillons français ont été noyés sous le feu ennemi. Les allemands ont pratiquement partout atteint leurs objectifs. A l'est de Fleury, l'Alpen Korps a établi une poche de 350m de largeur sur 250m de profondeur. A L'ouest, la Garde Bavaroise a repris les dernières maison de Fleury et s'est emparée de la Poudrière. Devant le village martyr, seule la 1ere Cie du Capitaine Portères résistent aux assauts allemands.
Sans nouvelles du Colonel de Lisle, dont on ignore encore la fin tragique, le Lieutenant-colonel Decageux est placé à la tête de la 255e brigade, par ordre du Général Mangin qui prend le commandement du secteur de Fleury. Une contre-attaque est envisagée.
Son but est sans ambiguïtés : reprendre l'ancienne ligne française jusqu'à Fleury.
Toute les moyens en artillerie encore disponibles doivent être mobilisés afin de réduire, enlever fleury, voire progresser au-delà.

Le Générale Nivelle confie au Général Duport la direction des opérations.
Il définit trois objectifs à atteindre :
1- la partie allemande entre l'observatoire sud de Fleury (cote 302) et la route de Fleury à la Chapelle Sainte Fine.
2- L'ouvrage Sud-Ouest et la Station de fleury.
3- Le village de Fleury.
Les IIe et III/100e RI mèneront cette contre-attaque, appuyés par le feu des batteries de l'artillerie de campagne des 128e DI et 131e DI. Le I/100e RI restera en réserve de division. En outre, le 100e RI bénéficiera de l'appuie des troupes d'infanterie du Lieutenant-Colonel Decageux à l'est de l'ouvrage D, et de la 262e Brigade positionnée entre la Chapelle Sainte Fine et le Fort de Souville.


A 15h 00, la préparation d'artillerie française se déclanche, redoublant d'intensité vers 18h00. A laquelle répond l'artillerie allemande, qui elle, prépare dors et déjà l'attaque de l'Alpen Korps prévue pour le lendemain.
Froideterre, le Ravin des Vignes, le Centre D, les Forts de Belleville, St Michel et Souville sont pris pour cible.
A 21h00, les deux bataillons du 100e RI entament leur progression vers le front. Eprouvant les plus grandes difficultés à s'orienter de nuit sur un terrain inconnu, bouleversé par les combats, n'ayant qu'une vague idée des positions ennemies, les deux bataillons du 100e RI perdent le contact. Sans s'en rendre compte le III/100e se dirige vers le nord-ouest et le II/100e prend la direction du nord-est.
A de nombreuses reprises dans la nuit du 11 et la journée du 12 juillet, le 100e RI engagera les troupes allemandes. Bien que fortement éprouvées par les combats de la veille, celles-ci repousseront toutes les tentatives françaises.


15 juillet. Contre-attaque de la 37e DI


"Contre-attaque de la 37e DI"


Le 12 juillet, l'alerte a été chaude. Des unités allemandes tiennent fermement la Chapelle Ste fine et quelques unités sont parvenues à investir temporairement le Fort de Souville. Cependant la pression exercée reste suffisement importante pour que Nivelle ordonne une contre-attaque permettant de mettre définitivement Souville hors de portée des Allemands; et plus encore, reprendre fleury et notre ancienne ligne de front.
Cette contre attaque sera menée par les 73e (2e Zouaves et 2e Tirailleurs de Marche) et 74e (3e Zouaves et 3e Tirailleurs de Marche) Brigades de la 37e DI, alors en réserve. Le Général Niessel, commandant la 37e DI aura à disposition les éléments de la 128e DI (dont le rôle sera de préparer le terrain avant l'attaque et d'assurer les approvisionnements des troupes d'attaque et le fonctionnement des services), encore dans le secteur, et des moyens d'artillerie et d'aéronotique.

Trois directions d'attaque sont fixées :
1- Quatre bataillons partant de la tranchée Lamirault devront prendre d'assaut les tranchées ennemies situées entre le dépôt à 200m du PC. 119 et Fleury.
2- Deux bataillons partant de la zone batterie Est de Souville - Poudrière, devront enlever Fleury et s'établir sur la ligne 1389-2889 jusqu'au boyau de la Caillette pour empêcher les contre-attaques ennemies par le ravin de Chambitoux.
3- Un bataillon de la 8e DI devra s'emparer du PC. 119 et des batterie C à 200m au Nord du PC.

7h55. Après une intense préparation d'artillerie, l'attaque centrale débute. Les Ve et I/3e Zouaves progressent rapidement. Mais vers 9h 00, les mitrailleuses allemandes stoppent l'assaut. 13 officiers sur 15 sont hors de combat. Idem au 3e Tirailleurs; les mitrailleuses ennemies du ravin de la Poudrière et de Fleury clouent au sol les unités françaises. 328 soldats sont tombés.
Devant la Chapelle Ste Fine, les I et II/2e Tirailleurs débouchent du boyau de la Caillette et sont fauchés par les mitrailleuses allemandes. Vers 14h 00, ils refluent, talonnés par les tirs de l'artillerie ennemie.

C'est également l'échec sur la cote de Thiaumont. Le II/115 RI (8e DI) déclanche son attaque du PC. 119, à 8h 05. Les Français sont acceuillis par un tir nourri et ne progressent pas. Le PC. 119 ne sera enlevé qu'en fin de soirée.

Le 100e RI ne participera pas à l'attaque mais restera en contact étroit avec l'ennemi au ravin de la Poudrière. Il y éprouvera la perte de 77 hommes (58 blesses, 11 tués et 8 disparus).

Les mitrailleuses allemandes ont rempli leur oeuvre de mort. Les troupes françaises sont trés éprouvées et malgré les relèves, le Général Niessel n'a plus que deux bataillons en réserve.
Cette seconde tentative française pour reprendre la crête Thiaumont-Fleury se solde à nouveau par un échec cinglant.