"Ordre de bataille de la 128e DI"
"Ordre de bataille de L'Alpenkorps (Garde Bavaroise et 3e Régiment de Chasseurs Bavarois)" "Le 10 Juillet 1916" "Le 11 Juillet 1916 - Assaut de l'Alpen Korps" "12 Juillet 1916 - Soubresauts de l'offensive Allemande" "11 et 15 Juillet 1916 - Contre attaques françaises (100e RI et 37e DI)"


Le 12 juillet, l'alerte a été chaude. Des unités allemandes tiennent fermement la Chapelle Ste fine et quelques unités sont parvenues à investir temporairement le Fort de Souville. Cependant la pression exercée reste suffisement importante pour que Nivelle ordonne une contre-attaque permettant de mettre définitivement Souville hors de portée des Allemands; et plus encore, reprendre fleury et notre ancienne ligne de front.
Cette contre attaque sera menée par les 73e (2e Zouaves et 2e Tirailleurs de Marche) et 74e (3e Zouaves et 3e Tirailleurs de Marche) Brigades de la 37e DI, alors en réserve. Le Général Niessel, commandant la 37e DI aura à disposition les éléments de la 128e DI (dont le rôle sera de préparer le terrain avant l'attaque et d'assurer les approvisionnements des troupes d'attaque et le fonctionnement des services), encore dans le secteur, et des moyens d'artillerie et d'aéronotique.
Trois directions d'attaque sont fixées :
1- Quatre bataillons partant de la tranchée Lamirault devront prendre d'assaut les tranchées ennemies situées entre le dépôt à 200m du PC. 119 et Fleury.
2- Deux bataillons partant de la zone batterie Est de Souville - Poudrière, devront enlever Fleury et s'établir sur la ligne 1389-2889 jusqu'au boyau de la Caillette pour empêcher les contre-attaques ennemies par le ravin de Chambitoux.
3- Un bataillon de la 8e DI devra s'emparer du PC. 119 et des batterie C à 200m au Nord du PC.
7h55. Après une intense préparation d'artillerie, l'attaque centrale débute. Les Ve et I/3e Zouaves progressent rapidement. Mais vers 9h 00, les mitrailleuses allemandes stoppent l'assaut. 13 officiers sur 15 sont hors de combat. Idem au 3e Tirailleurs; les mitrailleuses ennemies du ravin de la Poudrière et de Fleury clouent au sol les unités françaises. 328 soldats sont tombés.
Devant la Chapelle Ste Fine, les I et II/2e Tirailleurs débouchent du boyau de la Caillette et sont fauchés par les mitrailleuses allemandes. Vers 14h 00, ils refluent, talonnés par les tirs de l'artillerie ennemie.
C'est également l'échec sur la cote de Thiaumont. Le II/115 RI (8e DI) déclanche son attaque du PC. 119, à 8h 05. Les Français sont acceuillis par un tir nourri et ne progressent pas. Le PC. 119 ne sera enlevé qu'en fin de soirée.
Le 100e RI ne participera pas à l'attaque mais restera en contact étroit avec l'ennemi au ravin de la Poudrière. Il y éprouvera la perte de 77 hommes (58 blesses, 11 tués et 8 disparus).
Les mitrailleuses allemandes ont rempli leur oeuvre de mort. Les troupes françaises sont trés éprouvées et malgré les relèves, le Général Niessel n'a plus que deux bataillons en réserve.
Cette seconde tentative française pour reprendre la crête Thiaumont-Fleury se solde à nouveau par un échec cinglant.
